17/08/2009

rencontre au"Montmartre de Fleurus"

Coup de coeur a l'exposition de " Montmatre de Fleurus ''

 

Jean-Marie Cambier  nous expliques sont oeuvre

 

 

DSC00604 [800x600]

 

 

 

 


 

 DSC00605 [800x600]

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

DSC00606 [800x600]

 

 


 

 

 

 

circon[1]A [800x600]

 

 

 

CIRQUONVOLUTIONS

 

                Tout est une question de points de vue et de regards.

 

                Dans cet instant rapporté dans mon quadriptyque (triptyque est dans le dictionnaire, pourquoi pas quadriptyque ?)  je regarde, je contemple de mes yeux d’homme, faussés par une paire de lunettes et l’histoire, une histoire de vie d’homme, une histoire de l’art aussi, la beauté de ce chapiteau de fils lumineux perlés de rosée dans la lumière d’un matin. Je remarque, j’ai envie de remarquer la beauté épurée de ce piège tendu par l’araignée. Je pouvais tout aussi bien le détruire d’un revers de la main mais je ne le fais pas. Je m’émerveille ; rien de plus rien de moins.  

 

                Que serais-je si je détruisais sa toile, que sera ma main , mon doigt, mon ongle pour les yeux de cette araignée sinon une petite anicroche dans sa destinée pas plus importante qu’une goutte de pluie ou une vibration trop intense d’un gros coléoptère? Et peut-être sera-ce plutôt une catastrophe naturelle, un tsunami. …Et elle se remettra à l’ouvrage un, deux, trois jours…pour reconstruire son filet.  

 

                A-t-elle un regard pour cette architecture entièrement née de ses entrailles ? Comment s’exprime le temps en pensée d’araignée? Que sait-elle de mon émerveillement ?

 

                Ce piège à mouche perlé de rosée devient dans mon regard – mais déjà je tombe dans un poncif, piège de la pensée – une figure géométrique, une courbe inconnue de mon histoire d’homme et je deviens à cet instant une araignée pour le mathématicien !

 

                En tout cas, cette belle courbe charme mon regard, titille mon imagination, et… par le jeu des associations d’images, devient chapiteau de cirque ; et… grâce aux associations d’idées que j’appelle volontiers « pensée comptine » qui résultent d’une disposition des circonvolutions (voilà le titre qui apparaît) de mon cerveau (esprit ?) je poursuis la construction de la  trame de mon aquarelle. 

 

                Sous ce chapiteau, quoi de plus naturel qu’un spectacle de cirque ?

 

                Mais… toujours à cause de ces circonvolutions que je pourrais qualifier de baroque par l’exubérance de leur crolles (boucles cela ne veut plus rien dire dans le baroque !) ce spectacle devient un mystère tel que l’on en jouait sur les parvis des églises médiévales.

 

                Et ce mystère, quel est-il ? Ni plus ni moins qu’une ascension / pentecôte !

 

                 Entre-temps, les circonvolutions sont devenues cirquonvolutions  et les images de fidèles de toutes les religions « circonvoluant » se présentent « à mes yeux » : circonvolutions autour de moulins à prières, circonvolutions (parfois mortelles) autour de la Kaaba, circonvolutions autour de églises, à genoux, à plats ventre…. Il faut que cela fasse mal ! il faut que cela se mérite, il faut souffrir pour plaire à son Dieu, il faut arriver à cet état second en éliminant ce corps plein de miasmes et de viscères, ce corps rempli d’hormones,de nerfs indomptables et de fluides divers, pour atteindre… ? Pour atteindre quoi ? Bon Dieu ! Mais c’est évident, mais c’est bien sûr : l’accomplissement de Soi ou l’accomplissement des autres pour les plus altruistes. Le bonheur quoi !

 

                Les Dieux sont-ils si cruels avec leurs créatures ? Ne peut-on pas simplement et doucement circonvoluer en son monde intérieur ?

             

                Pour évoquer ce mystère  avec bonhomie (ou/et dérision ?),  j’ai trituré (dans mes méninges ?) des tableaux anciens,le cirque du Soleil, le cirque Plume, Fellini, Léonard de Vinci et son homme de Vitruve, des anges apocalyptiques sonneurs de trompettes transformés en moine-fleurs tibétains et j’en passe…

 

                Les jolies lanternes chinoises de notre jardin portées à bout de bras par les protagonistes  symbolisent cette flamme de l’Esprit, cette capacité d’Etre que nous avons chacun en nous et dont nous usons à des degrés divers. C’est aussi l’Amour en cage avec la symbolique qui s’y rattache.

 

                Finalement, je renvoie les lanternes dans le jardin où les choses redeviennent elles-mêmes dans l’indifférence du monde mais le cirque continue à battre son plein et le mystère reste entier.

               

                Après le « savoir-vivre »  autour de l’aquarelle, reste le « savoir-faire » !

               

                Une autre aventure (tout est relatif) avec beaucoup d’eau et un peu de peinture commence !

               

                Accomplissement de moi-même en essayant de maîtriser une fois de plus ce médium qui ne s’accomplit divinement que dans la liberté ?

 

 

                                                                                              Jean-Marie Cambier  

 

 

 

 

 

 

17:50 Écrit par cobalt dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.